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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 17:22

L'atelier

du 9 mars au 14 avril 2007

 

galerie Lélia Mordoch - Paris (6)

 
 
 

Je n'ai jamais rencontré Michel Potage mais j'ai vu l'ensemble « Tziganes et Maisons 1984 - 1989 », à la galerie La Tour des Cardinaux. C'était en 1989 à L'Ile sur la Sorgue.

Presque 20 ans et je m'en souviens comme si c'était hier.

Depuis, j'ai rencontré un amateur qui m'a raconté avoir bu du champagne la veille de  Noël  (je ne peux préciser l'année) dans l'atelier de l'artiste. Il ne pouvait évoquer que le contenu de son verre car il n'avait pas vu de peinture. Tous les tableaux à son grand désappointement étaient retournés.

C'est ce que nous confirme Lelia Mordoch  : 

"Lorsque Michel arrive dans son atelier, les tableaux sont face au mur. L’atelier doit être vierge de toute pensée. Les objets trouvent alors un éclat théâtral. La multiplicité des plans est renforcée par la densité des pâtes. Les extrêmes s’entrechoquent, la toile déborde le néant. “Rain from paradise”.

On sent dans le  propos de la galeriste, la passion qui l'anime. L'atelier dans lequel elle est entrée, dont l'artiste a fait le sujet de sa dernière série de toiles est manifestement habité. Elle nous le décrit :

"L’atelier est la scène du peintre, acteur à seize ans, metteur en scène de Witkiewicz et d’Artaud à vingt, musicien à ses heures, Michel Potage conçoit la toile comme un théâtre.

Fenêtre décor sur l’horizon, ouverte et fermée sur le noir du néant, la toile est la scène où dans l’espace plane l’objet châssis qui sous-tend l’être et le monde. Cadrer, dépister les manques, recadrer le réel, travailler un espace vide pour changer de perspective. Il faut peindre à l’extérieur de la toile. “J’aime que les choses flottent dans l’espace” dit-il songeant déjà à son prochain tableau.

Une bonne odeur de térébenthine flotte dans l’atelier de Michel Potage. Un vrai peintre, de la vraie peinture. On retrouve avec délice les reliefs des huiles qui supplantent l’acrylique de tout leur éclat. Les périodes sombres et les périodes colorées alternent chez Michel avec les séries noires. Au gré de l’humeur du peintre, de ses délires et de sa vie."

Lelia Mordoch a déjà présenté dans sa galerie de la rue Mazarine à Paris, la série "Fleurs de guerre" de Michel Potage en 2004.  L'exposition  'L'atelier" qu'elle présente du 9 mars au 17 avril est  l'occasion de redécouvrir un artiste qui s'il a ses collectionneurs , ne fait que trop rarement l'affiche des expositions.

Et la peinture dans tout ça ?

 Lelia Mordoch répond :

"Peinture, peinture… ou la vision très personnelle d’un artiste que son époque met à nu, une sensibilité d’écorché vif où l’actualité culmine dans la permanence d’un art qui se veut, traditionnellement, mise en scène picturale."

Catherine Plassart

 

informations pratiques :

Michel Potage

L'atelier

galerie Lélia Morcoch

50, rue Mazarine 75006 Paris

Tel : 33 (0)1 53 10 88 52

 

voir aussi : le site de la galerie Lelia Mordoch

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Published by Art Point France - dans Paris : expositions
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