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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 09:02

Picasso, La joie de vivre, 1945 - 1948

 

du 11 novembre 2006 au 11 mars 2007

 

Palazzo Grassi - Venise  

 

Pablo PicassoLa joie de vivre

1945-1948. L'Europe détruite. La morale avilie, la pensée avilie. Picasso attentif, sans esprit de sérieux.

 

"Non, la peinture n'est pas faite pour décorer les appartements, c'est un instument de guerre offensif et défensif contre l' ennemi."

 

Toute la difficulté est de nommer cet ennemi, justement. L'ennemi pour l'artiste est la facilité. C'est pourquoi Picasso expérimente tous les formats, supports, la céramique... Picasso à Antibes. Picasso et sa thématique de la musique : la toile de la Joie de vivre. Picasso et la nature morte : les vanités à la tête de mort. Les lithographies du taureau : déconstruction, réduction. Aller à l'essentiel.

 

La figure de la femme aussi : Françoise Gilot, femme fétiche, femme fleur, femme statue. Picasso redécouvre la mythologie méditerranéenne, "Faune assis et nymphe endormie" . La Grèce n'est pas loin : centaure et tambourin.

 

L'Espagne s'exprime avec la "corrida" dans la céramique. La figure emblématique du taureau, animal archaïque s'il en est, symbole de force, virilité.

 

La chouette : image de l'inquiétude spirituelle et nommée "Ubu" par Picasso.

 

Picasso et "l'informel" en 1946, les natures mortes purifiées. Retour à Homère : "Ulysse et les sirènes" 1947.

 

Picasso joue avec l'histoire à partir d'une mémoire européenne singulièrement revivifiée à la source de la conscience artistique contemporaine. "La Tête de faune" clôt l'exposition vénitienne. L'énigme reste entière.  

 

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

 

voir aussi : toute l'exposition en images sur le superbe site du Palazzo Grassi (Fondation François Pinault)

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