Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 00:00

 La distinction entre un art iconologique et un art idolâtrique n'est pas toujours immédiatement perceptible. C'est pourquoi là encore, le temps est un facteur déterminant.

 

L'art n'a qu'un objet, c'est la vie qui porte l'amour et la mort en elle. L'oubli de l'existence dans l'art conduit à un art de la diversion.

 

J'appelle art de la diversion toute entreprise spectaculaire dont l'objectif est de camoufler l'être du monde au profit d'un moi narcissique (celui de l'artiste et d'une image du monde superficielle).

 

Il est ainsi évident que le problème des limites de l'art rejoint celui des limites accordées à l'existence. Il en va dans la création artistique comme partout d'une philosophie et d'un choix de valeurs.

 

Contre les esthétiques du progrès et de la mort de la peinture, nous avons donc choisi celle de sa pérennité et de son intempestivité. L'art du peintre favorise la méditation, le repli, l'intériorisation. La peinture fonde encore la distance et en imitant la marche de la conscience dans son appréhension du monde affirme l'oeuvre contre l'image, l'icône contre l'idole, la profondeur contre la surface, la singularisation contre le procédé. Telle est la leçon que nous apporte la peinture de Alfredo Echazarreta.

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

copyright Art Point France

 

voir aussi : Alfredo Etchazarreta, ses peintures, ses gravures, son parcours,  le site personnel de Pierre Givodan

Partager cet article
Repost0

commentaires