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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 08:43

Alfred Manessier

du 21 juin au 11 septembre 2006

 

Galerie du Musée national d'art moderne/Centre Pompidou à Paris

 
Alfred Manessier, Morte-eau, 1954
© Adagp, Paris 2006
 

Le Musée national d'art moderne possède un ensemble important d'oeuvres de Manessier (1911-1993). Les deux dations de 1994 et 2003 constituées de 12 peintures majeures ont permis de complèter la collection initiale. Représentatives des différentes périodes de l'artiste, elles permettent de mieux retracer aujourd'hui , à l'occasion de l'exposition du Centre Pompidou à Paris , le parcours pictural exemplaire d'Alfred Manessier qui durant l'après-guerre a su  donné un prolongement à  l'esthétique de l'École de Paris.

Les références religieuses  domine son travail.


Pourtant, Manessier, tout au long de sa carrière, travaille le registre du paysage.


Les paysages de la baie de Somme, dont le peintre est originaire sont l'objet  d'une importante série. La Provence et l'Espagne, en 1959 et 1963,  sont l'occasion d'une nouvelle expérience de la lumière.  Puis , la découverte en 1967 des paysages et des lacs canadiens susciteront l'ampleur du geste. Les compositions de cette période ont des dimensions exceptionnelles.


L' inspiration religieuse qui  ne le quitte pas et qui renvoie à la Passion du Christ,  aboutira  à la réalisation d'oeuvres plus politiques  telles que  l'Hommage à Martin Luther King, 1968 et de Pour la mère d'un condamné à mort, 1975, qui évoque l'exécution de l'anarchiste catalan Puig Antich par le régime franquiste en 1974.

 

En retraçant le parcours de l'artiste, à l'occasion de cette exposition le musée d'art moderne prétend  rendre à Alfred Manessier la place qui lui revient.

 

Jean Bazaine

du 21 juin au 11 septembre 2006

 

Galerie d'art graphique /Centre Pompidou à Paris

 
Combat d'ombre ou La tragédie grecque, 1974
© Adagp, Paris 2006
 

Aux mêmes dates, dans le même lieu, une autre dation donne lieu à une  expostion ne présentant volontairement qu'un choix restreint de l'œuvre immense de Jean Bazaine.  Il s'agit, dans la Galerie d'art graphique du Musée national d'art moderne de découvrir l'aspect graphique de son travail encore presque inédit.

 

Bazaine dessine. Les oeuvres graphiques participent à son oeuvre depuis les années 40 jusqu'aux années 80. Deux périodes méritent d'être mise en exergue.
 
Pendant les années 1943-49, Bazaine travaille sur le thème de « l'arbre » à cause de sa ressemblance avec la figure mais surtout pour le changement qu'il opère dans sa perception de l'espace.

« Le jour lointain, où essayant de dessiner un arbre, je me suis aperçu que l'espace entre les branches n'était derrière que parce que nous le savions et pouvait aussi bien être devant, ou flotter dans l'espace, le monde a changé de forme, c'est devenu un monde en respiration, plus riche et plus insaisissable » (4). L'arbre et ses branches forment une trame secrète qui unifie l'espace et crée le va et vient entre la surface et la profondeur. L'œuvre intègre désormais le mouvement.


En 1966, il réalise une extraordinaire série de dessins à la plume (plus d'une cinquantaine) dans lesquels se livre une bataille de traits aux accents précis, rapides qui font vibrer le blanc du papier et se confondre le ciel et la mer dans un espace devenu totalement mental. Comme il le dira à propos de ses carnets réalisés sur le motif « la sensation a pris le dessus sur la réalité soi disant objective».


Dans la conscience de Bazaine, le monde n'existe jamais à l'état figé. Il est, bien au contraire, toujours en formation, en perpétuel devenir.

 

 

voir aussi : le site du musée d'art moderne

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Published by Art Point France - dans Paris : expositions
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