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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 06:44


La Feuillée


Edito : Demain à Johannesburg.

Les salons et autres foires toujours nombreux au printemps attirent dans le contexte financier actuel davantage les investisseurs que les amateurs. L'offre des galeries exposantes est en conséquence, conçue pour les premiers sans plus tenir compte des seconds.

En Afrique du Sud, il en va différemment. La Joburg Art Fair qui s'installe pour la deuxième année consécutive au Centre de Convention Sandton de Johannesburg du 3 au 5 avril suit un parcours inverse. Elle promet d'être en 2009 un événement plus divers et populaire que pour la première édition et a l'ambition d'attirer non seulement des collectionneurs sérieux mais aussi des amateurs et des curieux.

En plus des 26 galeries pour la plupart installées à Johannesburg qui vont présenter et défendre les oeuvres de leurs artistes, la Joburg Art fair a osé un mélange hybride d'art et de design, réservant à celui-ci une très large place. L'ambition est de mieux présenter la culture visuelle contemporaine du continent.

Par ailleurs, la Joburg Art fair avance plusieurs propositions. Tumelo Mosaka pour le Brooklyn Museum de New York est le commissaire d'une sélection de films sur les pays du Global South. Culturesfrance, l'établissement français responsable des échanges culturels internationaux, trouve dans la foire de Johannesburg l'occasion d'offrir "The Encounters of Bamako" (ICI), une exposition des photographes africains soutenus par l'institution suite aux rencontres photographiques de Bamako. Durant les trois jours du salon, sont également programmées dans un lieu architecturé spécialement conçu pour l'occasion, des entrevues avec les artistes. Elles sont motivées par le besoin de réévaluer des pratiques expérimentales initiées depuis les années 60 jusqu'à aujourd'hui en Afrique du Sud. Mais le véritable temps fort est SECURITY (ICI), l'installation de Jane Alexandre.

Dans la vie publique d'Afrique du Sud, la première Joburg était une grande bouffée d'air frais qui dispersait les cendres d'une sombre période de l'histoire entachée de crime et de xénophobie. Le pays en cette période d'effondrement économique ne feint pas d'ignorer la réalité mais ne veut pas non plus la subir. L'art avec son pouvoir de catharsis, sa capacité de donner une forme aux utopies est à Johannesburg, le levier d'une qualité d'optimisme et d'enthousiasme mêlés.

Catherine Plassart


photos : (1) Sergio Santimano, (2) Etiyé Dimma Poulsen, (3) Jane Alexander




voir aussi :
La Feuillée du 02/04/09



Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 

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