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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 17:05

 

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Atlan

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Henri Michaux



Deux francophones toujours à l’avant-garde.


C’est précisément cela que l’on appelle la liberté. Il n’y a jamais  eu de communauté de peintres. On ne devient pas ainsi soi-même en  art. Mais ils ont tous les deux critiqués la modernité. C’est en quoi  ils furent politiques, par instinct et volonté. Hors des  institutions. Par solidarité de génération ils firent l’éloge de l’infini dans le mouvement : la danse pour l’un, la transe «  mescalinienne » pour l’autre. Et face au particularisme français ils affichèrent la nervosité africaine pour Atlan le « pied-noir » de  Constantine et l’Orient perdu à rebours de l’histoire pour le «  barbare en Asie » que fut aussi Michaux.


Ils ont grandi très vite de façon presque irresponsable, ce qui a  fait qu’on a pu parfois  les mépriser, repousser dans les marges des  courants dominants, voire les détester. Loin de l’autorité et des  servitudes ils ont pris le parti de la sécession. Exclusivement  centrés sur la souplesse des formes pour Atlan, les accents  passionnels et l’irrationalité du trait chez Michaux ils ont assumé  chacun pourtant ce que Nietzsche appelait une « idiosyncrasie ». Une  façon de dominer un contexte aussi à partir d’une possession de soi,  influente, puissante et garante de leur postérité respective. Rien  n’a été perdu de ces perspectives, ni aboli depuis.

PG

Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com

Chroniques intempestives





« Atlan, peintures »,  jusqu’au 22 mars 2008 galerie Jacques Elbaz ,1, rue d’Alger, 75001 Paris, 01 40 20 98 07 .

"Henri Michaux, oeuvres choisies" s'est terminée le 1er mars à la Galerie Thessa Herold - 7 rue de Thorigny - 75003 Paris

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