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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 07:30

 

Albert King

 

Albert King
La flamme bleue


L’homme a un jeu de guitare fluide et vif et chacun y reconnaît la  pâte du vieux Chevalier du blues. Il aime s’accompagner de cuivres et  d’une section rythmique forte, toujours à ses talons autant que sa  voix est furieuse et lyrique. Albert King a un swing qui rappelle  celui des plus grands géôliers de l’infâmant blues. Il est toujours  prêt, comme on peut l’être pour une rencontre inédite. On se sent en  accord avec ses improvisations détachées, cristallines et sans trou.  


Avec lui le blues a conquis la reconnaissance générale. Il n’y a  rien qu’il puisse faire sans gagner l’approbation de tous les  honnêtes amateurs. Il nous conduit toujours plus loin sur les routes  désertées du lointain souvenir de jours meilleurs. On rêve de lui dire notre satisfaction de l’entendre parler d’un ton si dégagé d’amour et de ballades enchantées sans fâcheries. C’est là sa charité.


Ainsi le moment est venu de lui faire savoir qu‘il tient sa place  dans notre petit panthéon car il nous rend le fameux service de nous  réconcilier avec toutes les « chéries » du monde. Et l’on adore son  cœur franc.


Alors le moment de liberté et de bonheur passé, on reste là à se  demander comment le présent peut être à ce point préservé, non  souillé, par ce sire qui n’a rien d’un félon. C’est sans doute qu’il retourne sans hâte à la maison de ses frères  avec gaieté, jamais abandonné à la lassitude, décoré du costume des  prisonniers du bon temps qui ne craignent pas les vertiges des cœurs  chavirés.


PG


Parmi les bontés d’Albert King apparaît « Albert » (Tomato,1989).

photographie Kevin Reynolds

 

voir aussi : Albert King dans Wikipedia

 

Pierre Givodan

Chroniques musicales

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